19/01/2026

Une conférence internationale consacrée à la politique répressive du gouvernement indien à l’encontre des minorités ethniques s’est tenue à Bakou

Le 16 janvier 2026, une conférence internationale consacrée à la politique répressive menée par le gouvernement indien à l’encontre des minorités ethniques s’est tenue à Bakou, sous le titre « RACISME ET VIOLENCE À L’ENCONTRE DES SIKHS ET D’AUTRES MINORITÉS EN INDE : LA RÉALITÉ SUR LE TERRAIN ». Organisée par le Groupe d’Initiative de Bakou, cette conférence a marqué la première initiative de ce type organisée en Azerbaïdjan.

L’événement a réuni M. Ramesh Singh Arora, ministre des Droits de l’Homme et des Affaires des Minorités de la province du Pendjab, ainsi que d’autres responsables officiels, aux côtés d’éminents représentants de la diaspora sikh en provenance du Canada, du Royaume-Uni et des États-Unis. Parmi les participants figuraient également des responsables de groupes de réflexion, des universitaires spécialisés en droits de l’homme et en études sur les minorités ethniques issus d’universités du monde entier, ainsi que des personnes ayant été directement victimes des politiques répressives, racistes et persécutrices du gouvernement indien.

La conférence a accueilli une exposition commémorant les Sikhs ayant perdu la vie lors de l’opération Blue Star, menée par le gouvernement indien en 1984. L’exposition présentait des objets revêtant un caractère sacré au sein de la tradition religieuse sikh. Les participants ont ensuite observé une minute de silence en hommage à Hardeep Singh Nijjar, tué lors d’un attentat terroriste au Canada en 2023, ainsi qu’à d’autres membres du mouvement khalistanais.

Le directeur exécutif du Groupe d’Initiative de Bakou (GIB), M. Abbas Abbasov, a souligné le soutien constant de l’organisation aux communautés touchées par diverses formes de colonialisme contemporain, en mettant un accent particulier sur la protection de leurs droits violés par le biais du plaidoyer international. La conférence a également été marquée par la diffusion d’une présentation vidéo mettant en lumière les réalisations et l’impact du GIB au niveau international.

L’événement a également présenté un court métrage produit par le GIB, illustrant les violations des droits de l’homme et les crimes commis par le gouvernement indien à l’encontre des Sikhs, ainsi que la discrimination systémique subie par d’autres minorités ethniques.

Des représentants de la communauté sikh du monde entier ont pris part à des échanges approfondis sur les origines de la discrimination visant les Sikhs et sur la lutte continue de ce peuple pour la liberté. Les discussions ont porté sur la situation des Sikhs et d’autres minorités qui, en raison des politiques répressives du gouvernement indien, ont été contraints de quitter leur terre natale et se sont réinstallés au Canada, aux États-Unis, au Royaume-Uni et dans d’autres pays. Les participants ont examiné les actes de terrorisme commandités par l’État visant des militants sikhs, les principaux défis politiques, juridiques et sécuritaires auxquels la communauté sikh est confrontée en Inde et, en particulier, les risques sécuritaires régionaux et internationaux résultant des politiques indiennes de violence et d’intimidation, ainsi que les voies de recours possibles en droit international.

La conférence a abordé les violations graves par le gouvernement indien de ses obligations au titre du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale et de la Convention contre la torture, s’agissant des minorités ethniques. Les échanges ont porté sur la nécessité de maintenir la situation sur le terrain à l’ordre du jour des organisations internationales et sur l’adoption de mesures appropriées. Une attention particulière a été accordée à l’enquête sur les atteintes aux droits des minorités ethniques en Inde, notamment les exécutions extrajudiciaires menées en l’absence de toute procédure judiciaire, ainsi qu’à la documentation des violations des droits de l’homme par les Rapporteurs spéciaux des Nations unies et aux perspectives de mise sous surveillance internationale de ces questions.

L’événement s’est également penché sur le rôle des organisations non gouvernementales internationales et locales, ainsi que des milieux universitaires, en mettant l’accent sur l’influence de leurs rapports, analyses juridiques et recommandations sur les mécanismes internationaux de prise de décision.

À l’issue de la conférence, le Groupe d’Initiative de Bakou et des organisations sikhes internationales ont adopté un document final intitulé « Appel à une action internationale », appelant à mettre fin à quatre décennies d’impunité pour les actes de violence commis à l’encontre des Sikhs.

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