20/02/2026

Bakou a accueilli la Conférence internationale sur le néocolonialisme et les inégalités mondiales

Notre capitale, Bakou, a accueilli une conférence internationale intitulée « Néocolonialisme et inégalités mondiales », organisée par le Groupe d’Initiative de Bakou.

Pour la première fois, cette conférence a réuni des anthropologues et des psychothérapeutes travaillant directement sur le terrain avec les populations locales des territoires coloniaux, des experts ayant participé à la création du Musée virtuel consacré au colonialisme, des dirigeants de mouvements d’indépendance actifs dans ces territoires, ainsi que des chercheurs spécialisés dans l’étude du néocolonialisme.

Au cours de l’événement, les participants ont examiné de manière approfondie les expériences traumatiques et sociales vécues par les peuples affectés par le colonialisme dans divers contextes sociaux et culturels. Les discussions ont également porté sur les problèmes structurels résultant des actions illégales des puissances coloniales, sur les inégalités persistantes, ainsi que sur la nécessité de garantir l’accès à l’information afin de documenter, analyser et porter ces réalités au niveau international. Une attention particulière a été accordée à la collecte et à la diffusion de récits de vie personnels sur des plateformes internationales, notamment en ce qui concerne l’étude scientifique des traumatismes liés au colonialisme et de leurs conséquences psychologiques.

Par ailleurs, les échanges ont mis l’accent sur l’intégration des plateformes numériques et de recherche avec les systèmes virtuels pertinents des organisations internationales, ainsi que sur l’accès des groupes de recherche internationaux, des experts et des instances judiciaires aux matériaux relatifs à l’étude du colonialisme.

Cette conférence revêt une importance historique. Pour la première fois, des anthropologues et des psychothérapeutes ont travaillé directement avec des populations locales affectées par la domination coloniale, mené des entretiens individuels et collectifs, évalué les expériences traumatiques, documenté des parcours de vie et consigné de manière systématique les impacts sociaux, culturels et psychologiques. La mise à disposition des données et des documents collectés sur des plateformes numériques contribue à renforcer l’attention académique et publique et à faciliter une coopération plus étroite avec les organisations internationales. Ces informations s’inscrivent notamment dans le cadre des travaux des Nations Unies et de leurs organes, y compris le Comité spécial de la décolonisation (C-24), le Conseil des droits de l’homme et d’autres institutions compétentes, afin de maintenir l’attention internationale sur les activités illégales dans les territoires coloniaux, la répartition inégale des ressources et les violations continues des droits des peuples qui y vivent. Les matériaux collectés constituent une source d’information fiable et transparente pouvant être utilisée par les rapporteurs, experts et juridictions collaborant avec les organisations internationales.

À noter que, la veille de la conférence, le 18 février, le tout premier Musée virtuel consacré au colonialisme à l’échelle mondiale a été présenté au public. Développée par le Groupe d’Initiative de Bakou, cette plateforme novatrice est la première de son genre dédiée à l’exploration du colonialisme et de ses manifestations contemporaines.

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