18/02/2026

Le Groupe d’Initiative de Bakou inaugure le premier Musée Virtuel consacré au colonialisme à l’échelle mondiale

Le Groupe d’Initiative de Bakou (BIG) a officiellement lancé le Musée Virtuel consacré au colonialisme, ouvrant pour la première fois au public cette plateforme novatrice et sans précédent.

Créé par le Groupe d’Initiative de Bakou, ce Musée Virtuel constitue la première plateforme virtuelle au monde consacrée au colonialisme et à ses manifestations contemporaines. La cérémonie d’inauguration a réuni des chercheurs, des spécialistes de l’héritage du colonialisme et des anthropologues.

Disponible en anglais et en français, le Musée fonctionne non seulement comme une archive historique du colonialisme et de ses formes contemporaines, mais également comme une base de données numérique mettant systématiquement en lumière ses impacts juridiques, économiques, sociaux, culturels et environnementaux. Il offre une expérience interactive à travers des documents d’archives, des photographies, des vidéos et des expositions, incluant des supports visuels qui explorent l’héritage du colonialisme.

Le Musée Virtuel propose une analyse approfondie des modèles de gouvernance coloniale, illustrant les politiques d’assimilation menées par les puissances coloniales, leurs interventions dans les traditions et les modes de vie des peuples soumis à l’oppression, l’affaiblissement systématique de leurs valeurs morales et de leurs institutions socioculturelles, ainsi que les actions visant à éroder l’identité et le patrimoine des communautés locales.

Dans sa section consacrée au droit international et aux politiques publiques, le Musée présente une vue d’ensemble structurée des statuts administratifs et juridiques spéciaux imposés aux populations locales durant l’ère coloniale, des lois et décisions adoptées sans leur participation, ainsi que des fondements juridiques des mécanismes de réparation et de compensation.

La section sur les impacts économiques et environnementaux met en évidence des archives et preuves factuelles documentant la saisie illégale des terres appartenant aux populations locales, le travail forcé des peuples autochtones dans les industries minières et extractives, les camps pénitentiaires, ainsi que l’exploitation illégale des territoires. Elle détaille également les dégâts environnementaux et sanitaires provoqués par les essais nucléaires et les activités industrielles à grande échelle.

L’espace d’exposition du Musée valorise le riche patrimoine culturel des communautés locales, en présentant des collections détaillées sur l’artisanat traditionnel, les ornements des costumes nationaux, les traditions musicales et les pratiques cérémonielles.

Le Musée Virtuel met également en lumière les mouvements locaux de résistance anticoloniale, retraçant les principales étapes et trajectoires de leur lutte pour l’indépendance. Il présente en outre les histoires personnelles de celles et ceux qui ont été tués, victimes de violences, détenus arbitrairement ou déplacés à la suite de déportations forcées et de politiques migratoires ciblées.

Remarque : Ce Musée Virtuel constitue une ressource fiable pour les historiens, politologues, juristes spécialisés en droit international et pour tous les chercheurs étudiant le colonialisme. Elle est conçue comme une plateforme ouverte et fiable, destinée aux universitaires, étudiants, médias, organisations de la société civile, organismes internationaux et centres de réflexion. Son lancement contribue aux débats mondiaux sur la décolonisation, tout en soulignant le rôle actif et visionnaire de l’Azerbaïdjan dans la promotion de l’agenda international de décolonisation.

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